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Aux Pays-Bas, les oies posent toujours problème !

Un nouveau rapport de l’Unité de Gestion de la Faune (FBE) a été publié cette semaine à la suite d’une table ronde organisée avec les acteurs de la gestion de la faune hollandaise pour la province de la Gueldre. Dans cette région, l’objectif est de maintenir une population d’oies à 30 000 individus, hors ce sont plus de 100 000 oiseaux qui y sont dénombrés ! Autrement dit, les dégâts aux cultures y sont colossaux.

Province de Gueldre - Pays-Bas
Province de Gueldre – Pays-Bas

Avant d’ouvrir un nouveau et interminable débat, rappelons que le gazage n’est plus pratiqué dans cette contrée. De nouvelles méthodes ont été mise en place par les différents acteurs régionaux : effarouchement, obstacles à la reproduction et surtout accroissement des droits accordés aux chasseurs locaux. Ainsi, il y est notamment possible de chasser les oies toute l’année. Malheureusement l’accès aux territoires reste très complexe, un minimum de 40 ha étant requis pour obtenir l’autorisation de chasser. Le rapport pointe donc du doigt les nombreux agriculteurs refusant simplement l’accès à leurs territoires. Le secrétaire du FBE, Erik Koffeman le souligne dans ce rapport « Mais si un propriétaire renonce, le voisin en souffrira. Les parties doivent être impliquées à tous les niveaux. Nous avons été trop laxistes à ce sujet ces dernières années. Nous reconnaissons que nous nous sommes trompés. Maintenant, nous devons nous assurer que nous sommes à la hauteur de ce que nous défendons ensemble. » avant d’ajouter « la chasse est un moyen d’atteindre une bonne position cible« .

Aux Pays-Bas, les oies posent toujours problemeDevenu hors de contrôle, les signalements de dégâts occasionnés aux cultures ont littéralement explosés, certains agriculteurs subissant jusqu’à 30 000€ de dommages. Le rapport insiste sur le fait « qu’il est important de s’attaquer à ce problème à l’échelle nationale. De plus, les dégâts réels sont beaucoup plus élevés. De nombreux agriculteurs ne signalent même pas les dommages, car ils en ont assez de remplir les choses encore et encore pour avoir droit à une indemnisation« .  A lire ces lignes, on constate que la France n’est pas le seul pays qui confronte ses citoyens à un administratif lourd et pénible…

Cette table ronde souhaite donc non seulement une coopération au niveau national de tous les acteurs, mais ajoute également qu’un débat doit être ouvert au niveau international : « Nous pouvons nous estimer heureux de la manière constructive dont l’exécutif provincial et les conseils provinciaux envisagent la gestion de la faune. Mais nous avons affaire à un développement international en ce qui concerne la population d’oies. Le climat change et avec lui la situation sur le terrain change aussi. Cela rend le défi plus grand. C’est pourquoi nous avons besoin de toutes les ressources pour pouvoir mettre en œuvre des mesures. » Pourrions-nous compter sur cette volonté pour faire, enfin, avancer le dossier sur la chasse des oies en Février en France ? Nos instances seront-elles en mesure de mettre en place une coopération avec les acteurs Hollandais afin de pouvoir avancer en ce sens ? Nous pouvons l’envisager, notre Willy national ayant des notions de néerlandais, cela pourrait aider 🙂

Source : nieuweoogst.nl

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